Moins bien que si c'était mieux...

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mardi 5 septembre 2006

Le nouveau logiciel de reconnaissance d'image du Web-to-Zero

... c'est vous !

C'est ce qu'a l'air de penser Google, en tout cas.

Son outil Google Image Labeler fait appel aux internautes pour labeliser (tagguer) les images.

Jusqu'ici, les outils récents offraient en contre-partie de votre capacité de synthèse un service, comme les gestionnaires de signets de type Del.icio.us qui vous permettent de consulter depuis n'importe quel endroit vos

Ici vous n'avez aucune contre-partie directe. Il fallait bien en créer une pour attirer les internautes, et c'est l'aspect ludique (limite et même étrangement addictif) qui émerge.

Bien, sur, à l'instar des Wikis, le "travail" des internautes leur revient à travers la qualité des requêtes sur Google Images, mais jamais l'impression de fournir une prestation sans contre-partie n'a été aussi forte.

Il y a d'autres projets similaires qui font appel à votre capacité de reconnaissance d'image, mais à finalité peut être plus éthique. Ainsi, le projet FlickrLickr de Wikipedia vous permets de contribuer également à l'indexation des images, dans le but d'une intégration dans l'encyclopédie en ligne.

Les 2 projets sont similaires mais différents. Google veut "tout" indexer, tandis que Wikipedia souhaite se concentrer sur la qualité. C'est la différence entre les 2 outils d'accès à la connaissance, l'un structuré, l'autre pas.

Mais c'est moins bien que si c'était mieux, car ces outils pourraient même se révêler complémentaire. En effet, Google Images propose de limiter ses recherches aux seules images libres de droits. De la à imaginer qu'il pourrait proposer la même option au participants de son grand jeu d'indexation, il n'y a qu'un pas. Gageons que beaucoup se sentiraient plus à l'aise s'ils avaient en ligne de mire une finalité : rendre le contenu libre plus pertinent.

Pour aller plus loin, on peut constater en faisant quelques séances ludiques d'indexation par mot clef (c'est long, l'équivalent francophone pour tagging !), que l'approche consistant à confronter les mots clefs de 2 utilisateurs est extrèmement pertinente, tant les façons d'appréhender le contenu d'une image sont différentes.

Certains décrivent l'image en quelques mots clefs, quand d'autres commencent par égrèner les synonymes de l'élèments principal.

On touche aussi les limites du tagging sans finalité. Un utilisateur qui taggue ses photos n'utilisera pas ou peu les mots génériques comme "Mer" "Plage" "Un homme" "Voiture". Ses tags ne sont d'aucune utilités pour les autres, à moins qu'il intègre dès le début cette finalité.

On peut retrouver le même genre de limite dans les réseaux sociaux de liens. Bref, cette notion de label, d'indexation manuelle aussi populaire soit elle, n'est pas encore complètement digérée sur Internet, alorsqu'elle était à la base du travail des archivistes passés.

jeudi 27 juillet 2006

Réunir les outils de publication Web.

Il y a peu, je me demandais si Google (ou un autre acteur) réunirait dans une même interface l'hébergement des outils phares de publication de l'internet actuel - blog - photos - wiki - pages persos / fichiers

J'aurai pu ajouter le partage de feuilles de calculs et j'aurai bien involontairement défini Jotspot 2.0, dont on parle ici

L'idée est donc dans l'air du temps.

Le portail jotspot est plutot lent et un peu trop play-school pour moi, mais l'implémentation semble être flexible et de qualité.

Reste que personellement, je regrette toujours que ces start up réinventent la roue au lieu de contribuer à étendre ou rendre plus flexibles les applications existantes.

Le jour ou on me propose Dotclear, Wikicalc, Mediawiki, et un équivalent libre de Google pages dans la même interface, le tout associé à un nom de domaine, je signe !

jeudi 13 juillet 2006

J'ai essayé wikicalc

On arrête pas le progrès ! Voila déjà quelques temps que le concept de Wiki s'est fait une place dans l'informatique moderne, à la fois outil de publication et de mutualisation.Seul problème, il manipulait essentiellement du texte, agrémenté de quelques tableau ou images, mais son alter-ego bureautique semblait jusqu'ici clairement le traitement de texte. Alors que ce concept semble commencer à faire sa place dans le monde professionnel (je suis sur d'avoir vu passer une news la dessus, mais impossible de mettre la main dessus) voila que du nouveau arrive avec WikiCalc.

La nouvelle d'origine

Le site

L'idée de retrouver à terme un tableur "Webifié" avec le partage d'accès et le suivi des changements sur une feuille de calcul m'a enthousiasmé. L'essai est facile, il suffit de lancer un script perl ! Bien sur, c'est une préversion, qui n'offre pas notamment le suivi des modifications. Mais la base est la ! On peut objecter que des tableurs "en ligne" existent déjà, et c'est vrai. Mais ils sont pour la plus part propriétaire, et ne font quemettre dans un navigateur une interface bureautique classique.

Ici, le choix de travailler avec des pages Web plutôt qu'une JVM promet une interface différentes, comme celles du wiki est éloignée de celle du traitement de texte. On peut également objecter qu'une page web ne remplacera jamais un vrai tableur, notamment dès lors qu'il faudra un usage de fonctions avancées (matrices, fonctions financières). C'est encore vrai, mais est ce bien le but ? Quand on regarde les feuilles de calcul utilisées par plusieurs utilisateurs dans un environnement professionnel, on voit clairement qu'elles ont pris la place des bons vieux registre qui permettait de suivre l'activité ou de lister les choses à faire / clients à suivre / produits à commander, etc... Bref, le tableur est utilisé très souvent pour son coté de gestion de liste, à des années lumières de 99% des fonctions offertes par ces monstres bureautiques. Tout au plus les utilisateurs lambda s'autorisent ils à faire des sommes plus ou moins complexes pour pouvoir donner un aspect quantitatif à leurs données.

WikiCalc ou un des avatars du concept (Cf. Google Spreadsheets) permettra donc bien de combler ce gouffre à productivité qu'est le partage de feuilles de calculs dans un environnement multi-utilisateur. En y apportant le coté coût zéro en matière de déploiement de l'application web et le suivi des modifications du wiki.

Finalement, ce sera un moyen simple de faire les petites bases de données, souples et adaptables par les utilisateurs eux-mêmes.